Exemples de questions / réponses de la nouvelle épreuve du Code de la route.

Question 1

Bonne(s) réponse(s) : B

Le ralentissement permet de maîtriser la trajectoire. CAPACITE DE PERCEPTION ET D’EVALUATION Le conducteur doit être capable d’adapter l’allure de son véhicule avant de serrer à droite (et éventuellement s’arrêter) en empiétant éventuellement sur l’accotement dont il ne connaît pas la nature afin de garantir la sécurité pendant le croisement. Si le conducteur serre à droite avant de ralentir, il prend le risque de perdre le contrôle de son véhicule.

Question 2

Bonne(s) réponse(s) : A

Si mon régulateur est équipé de cette fonctionnalité « aide au maintien des distances de sécurité », en le réglant à 90 km/h, le système va contrôler automatiquement la distance qui me sépare du véhicule qui me précède et ralentir automatiquement si besoin. NOUVELLES TECHNOLOGIES En s’appuyant sur les informations fournies par un capteur radar, le système enregistre la situation devant le véhicule. Si le conducteur se rapproche du véhicule qui le précède, le système ralentit légèrement pour maintenir la distance minimum par rapport au véhicule qui précède.

Question 3

Bonne(s) réponse(s) : C

Le piéton situé entre les deux véhicules en stationnement s’apprête à traverser sans regarder dans ma direction et sans assurance qu’il m’ait vu. Je suis donc particulièrement vigilant par rapport à cet usager vulnérable. CONSCIENCE DES RISQUES LIES AUX USAGERS VULNERABLES Au-delà de la règle, le conducteur doit être capable de détecter les zones potentiellement dangereuses. La prise en compte des comportements des usagers vulnérables en fait partie.

Question 4

Bonne(s) réponse(s) : A, C

Dans mes déplacements de nuit je dois être attentif à la route tout en respectant les autres usagers. J’aperçois les feux d’un véhicule circulant en face, donc je maintiens mes feux de croisement pour ne pas éblouir le conducteur et je porte mon regard vers l’accotement droit pour ne pas être ébloui. CONSCIENCE DES RISQUES LIES A LA CONDUITE DE NUIT Le conducteur doit connaître la règle d’utilisation des feux, notamment lors des croisements, et doit aussi être conscient des risques liés à la conduite de nuit.

 

Question 5

Bonne(s) réponse(s) : A

Venant de traverser une zone où la vitesse était limitée à 70 km/h, je peux reprendre une allure réglementaire (80 ou 90 km/h selon mon statut de jeune conducteur ou non), en fonction des conditions de circulation, après ce panneau. CONNAISSANCE DE LA RÉGLEMENTATION La nouvelle banque de questions de l’examen du code de la route s’attache à moderniser la forme des questions, y compris sur des thématiques qui pré-existaient dans la banque de questions précédente. Ici, le visuel met le candidat en situation réelle de conduite, plutôt que le confronter, comme c’était le cas auparavant, au seul panneau et à la connaissance de sa signification. En effet, si la banque de questions est nouvelle, le Code de la route est inchangé.

 

Nouvelles questions du Code de la route : Conseils aux futurs candidats

Bien réviser les nouveaux thèmes abordés par la réforme

Parmi les nouvelles questions, certaines font appel à des thématiques peu ou très peu
abordées auparavant. Elles concernent :
• Les nouvelles technologies dans l’usage de la conduite ; il peut s’agir de questions qui
portent sur la connaissance du rôle, de l’utilité et du bon usage de certains dispositifs d’aide
à la conduite, par exemple ESP, ABS, AFU, limiteur et régulateur de vitesse, GPS… ainsi
que de la conduite sur voiture automatique.
• La conduite économique et écologique : les candidats auront à connaître les principes de
ces conduites visant à limiter l’impact du déplacement routier sur l’environnement et leurs
effets sur la sécurité routière (la consommation de carburant, l’usure des éléments
mécaniques du véhicule, la pollution sonore…).
• La connaissance des gestes basiques de premier secours : quelles premières réactions
avoir si l’on est témoin d’un accident.
• La perception des risques : au-delà de la connaissance des règles du Code de la route, cet
enjeu mesure la capacité du candidat à adapter son comportement en fonction de l’analyse
de la situation.

Bien réviser les thématiques ayant posé le plus de difficultés aux candidats

Les premiers candidats à passer le Code avec les nouvelles questions ont rencontré des difficultés avec les thématiques suivantes : • L’adaptation de la vitesse en fonction des situations : ce n’est pas parce qu’une vitesse maximale est autorisée sur telle portion de route qu’il faut pour autant rouler à cette vitesse. Le conducteur doit savoir adapter sa vitesse aux circonstances, par exemple la pluie, les distances de sécurité, un usager vulnérable à proximité.

• Les effets de l’alcool et des produits stupéfiants ainsi que les dispositions légales et les modalités de dépistage : les taux d’alcool dans le sang et dans l’air expiré que les conducteurs novices et expérimentés ne doivent pas dépasser, l’interdiction de conduire sous l’emprise de drogues, les sanctions (amendes et perte de points en cas d’infractions), comment les forces de l’ordre procèdent pour déceler la présence de ces produits dans le sang, dans la salive ou dans l’air expiré des conducteurs.

• L’installation au poste de conduite : le candidat doit savoir non seulement quelle est la bonne position en situation de conduite mais pourquoi elle est bonne, en quoi elle garantit sa sécurité et celle des autres usagers.

• Le transport de passagers (installation sécurisée des adultes, enfants et bébés), le chargement du véhicule et les influences sur la conduite : le candidat doit être en capacité de s’assurer de la sécurité des passagers de son véhicule (par exemple modalité d’installation d’un siège bébé, désactivation de l’airbag passager) ; ils doivent également connaître les règles de transport d’objets qui permettent de sécuriser l’habitacle en cas de freinage d’urgence ou d’accident.

• Éléments mécaniques et autres équipements liés à la sécurité : le candidat doit savoir détecter les dysfonctionnements les plus courants pouvant mettre en cause la sécurité et le bon fonctionnement du véhicule, tels la pression des pneus, le niveau d’huile ou de liquide de refroidissement…

• Les documents administratifs liés à l’utilisation du véhicule et les sanctions pour nonpossession ou non-présentation : le candidat doit savoir quels documents avoir toujours en sa possession lorsqu’il conduit, qu’il doit présenter en cas de contrôle, et ce qu’il risque s’il ne les a pas. Ainsi que, comme vu plus haut, les nouvelles thématiques que sont :

• Les nouvelles technologies : ESP, ABS, AFU, limiteur, régulateur, GPS… leur rôle, leur utilité, leur bon usage. • La conduite économique et écologique : les principes – les effets sur la sécurité routière, la consommation de carburant, le rejet des gaz à effet de serre, l’usure des éléments mécaniques du véhicule et la pollution sonore.

Réviser avec des documents mis à jour depuis février 2016

Afin d’être assurés que les candidats se préparent à partir de documents ayant bien pris en compte la réforme, il conviendra :

• en cas d’entraînement à l’épreuve du code dans une école de conduite, de s’assurer que les examens blancs sur lesquels le candidat s’entraîne intègrent bien les nouvelles questions. Le candidat pourra utilement poser la question à son école de conduite sur ce point.

• si le candidat s’entraîne via une appli ou un site Internet, de vérifier qu’une mise à jour a bien été effectuée depuis février 2016 et que les nouvelles thématiques ont bien été introduites.

• si le candidat s’entraîne via un livret, celui-ci devra avoir été imprimé après février 2016 (cette mention est vérifiable dans tous les ouvrages imprimés, en général sur la dernière page). Le candidat vérifiera aisément que les nouvelles thématiques (nouvelles technologies, gestes de premiers secours, éco-conduite par exemple) y sont bien traitées. La délégation à la sécurité et à la circulation routières publie également sur son site Internet http://www.securite-routiere.gouv.fr/permis-de-conduire/passer-son-permis/l-epreuve-du-code ainsi que sur ses comptes Facebook (Sécurité routière) et Twitter (routeplussure) des questions typiques de la réforme, afin de permettre aux candidats de parfaire encore leur compréhension de cette réforme.

Se présenter à l’examen si et seulement si vous vous sentez suffisamment formé

formationLes premiers candidats qui ont passé le nouvel examen ont souvent échoué de peu. Cela signifie que la préparation était insuffisante, mais de peu… Si un candidat inscrit à une prochaine session du Code de la route a le sentiment que sa préparation aux nouvelles questions est à parfaire, il est préférable qu’il repousse de quelques jours le passage de l’examen. De nouvelles places seront offertes en mai 2016 afin de permettre aux candidats de mieux se préparer et de passer ou repasser le code gratuitement.

Le jour J : adopter l’état d’esprit de la réforme

Le nouvel examen du Code de la route n’est pas plus difficile. les règles du Code de la route restent inchangées. Dans certaines écoles de conduite où la réforme avait été parfaitement intégrée à la préparation, les taux de réussite ont pu atteindre 80%. Mais sa philosophie est différente : le nouvel examen cherche à vérifier non seulement que le candidat connait les règles du Code de la route, mais qu’il en comprend les enjeux, qu’il sait détecter une situation à risque et adapter son comportement. Si le candidat est confronté à une question pour laquelle il peine à donner une réponse, il lui suffira souvent de faire appel à son bon sens pour réussir à la trouver.